mercredi 23 février 2011

Qu’est ce que l’Humain ? 1-4


                               

Qu’est ce que l’Humain ?
Livre de Jean-Didier Vincent, Pascal Picq, 
et Michel Serres
 
Editions Le Pommier
 
Ce livre reprend les propos des trois discours prononcés le 15 septembre 2002 lors du banquet d’ouverture du collège de la Cité des sciences et de l’industrie. 
 
Deux savants assez philosophes, Jean-Didier Vincent et Pascal Picq, et un philosophe assez savant, Michel Serres se sont exprimés pour répondre à une même question : Qu’est ce que l’Humain.



L’homme, interprète passionné du monde
Jean-Didier Vincent, neurobiologiste, professeur à la faculté de médecine de Paris-Sud et directeur de l’institut de neurobiologie Alfred-Fessard du CNRS.


L’homme est un animal qui se prend pour un homme. L’homme se nourrit de l’homme. Il ne peut être homme que parce qu’il y a l’autre, les autres hommes, voire l’autre de l’autre, le grand Autre, c'est-à-dire Dieu. C’est la grande différence entre l’homme et l’animal.

La reconnaissance entre les hommes se fait principalement dans le « partage » émotionnel et cognitif. Rousseau parle de pénétration réciproque. Chez les primates, la taille des groupes est liée à leurs capacités d’échanges affectifs. Alors que chez les singes, ces échanges affectifs s’appellent le grooming (épouillage, léchage, etc.), l’homme quand a lui utilise le langage.

Grâce au langage, outil hyper perfectionné pour manipuler les autres, avec du symbolique, l’Homme se socialise. Chez les humains, le chef est d’abord celui qui parle. L’homme parle pour convaincre les autres. La société humaine est fondée essentiellement sur des liens entretenus par le langage.

On a souvent dit que la culture est le propre de l’homme, mais la transmission sociale existe aussi chez les singes. Simplement chez l’homme le phénomène est extraordinairement amplifié.

L’homme est le plus individualiste de tous les animaux. Un individu social extrême. Il est le produit de sa propre histoire, c’est un individu singulier qui vit avec les autres.

L’homme est un autre pour soi. Il a la possibilité de vivre l’acte de l’autre. Il partage des représentations et met en commun avec les autres hommes des émotions fondamentales comme le désir, le plaisir, la souffrance.

L’homme se construit sur l’affect, le partage et échange avec l’affect de l’autre, suivant le principe d’une mise en réseau. Il constitue et appartient à une société basée sur l’affect.


L’homme c’est l’altérité. La première altérité, c’est le face à face homme-femme. Le corps de la femme est devenu (mais cela remonte à la préhistoire) un pur objet érotique. Dans le couple humain, il y en a donc un qui s’offre en permanence au désir de l’autre. Vivre en société implique obligatoirement d’introduire un ordre, sans lequel tout le monde forniquerait avec tout le monde.

L’une des origines du développement de la culture, dont l’outil principal est le langage, est le sexe. L’homme et la femme doivent tempérer leurs désirs, d’où les tabous de l’inceste, d’où les interdictions sociales qui sont essentiellement d’ordre sexuel, et le pouvoir exorbitant, monstrueux, de l’homme, le guerrier qui fait saigner les autres, alors que la femme saigne. C’est de l’ordre du sexuel.

Qu’est ce que l’homme ? Un sexe avec un gros cerveau !

A delà de cette caricature, le cerveau de l’être humain pèse 1,5 kg et joue un rôle prépondérant. Il faut à peu près 16 ans pour que le cerveau se construise, période pendant laquelle il fabrique massivement des neurones et des synapses. Toutefois, le cerveau continue à fabriquer des neurones jusqu’à 70 à 80 ans. Ainsi l’homme construit son monde, mais aussi celui des autres et se dote de représentations.

L’évolution de la taille de notre cerveau est probablement un « miracle » de la sélection génétique qui a fait qu’à un moment de l’évolution, quelques gènes se sont exprimés la où ils ne devaient pas l’être. Les aires associatives du cerveau se sont hypertrophiées, et sont devenu fonctionnelles.

Toutefois, en contrepoids de ce qui vient d’être dit, le poids du cerveau est loin de tout expliquer. Un homme aphasique, totalement paralysé, qui a perdu plus d’un quart de son cerveau n’en demeure pas moins un homme…

Il y a donc, dans ce qui caractérise l’homme,  un produit de l’évolution de ses gènes, mais il y a aussi autre chose qui est de l’ordre du mystère, qui se passe au niveau de la psyché, de l’âme.

L’âme, est l’organe le plus résistant de l’animal humain, résistant à l’excès de haine, ou a l’excès d’amour.

samedi 19 février 2011

Feuille de route

Si tu peux chercher, étudier, connaître
Et descendre en toi pour te comprendre et t’accepter
Si tu peux abandonner ton orgueil et tes vains préjugés
et te recréer à nouveau après le jour qui t’a vu naître
Si tu peux prendre en main ton destin sans te compromettre
Et faire éclore en toi la lumineuse humanité

Si tu peux écouter, observer, réfléchir, et sagement te taire
Si tu peux méditer, rêver et penser sans oublier l’action
Si tu sais associer en toute quiétude le cœur et la raison
Si tu peux reconnaître en chaque homme ton frère
Et dans toutes les différences l’unité qui opère

Si tu peux accepter sans jamais te soumettre

Et dans les affronts rester digne et savoir pardonner

Si tu peux enseigner sans te prendre pour un maître
Et guider les premiers pas de tes enfants sans les diriger
Semer des graines d’Amour et de liberté
créer un paradis et reprendre la route sans te retourner

Si tu chéris la vie et sais en jouir sans pour autant t’y attacher
Si tu peux concilier ton Dieu et notre Terre sans ambiguïté
et aimer ses deux amis sans les maltraiter
Alors tu sais lier le compas à l’équerre.
 (..)

Alain Subrebost

Extrait de "Petit manuel d'éveil et de pratique Mac:." 
Editions  DERVY


Commencement

Début, premier moment de quelque chose.

Et cette chose, c'est un Blog !

Mais au fait, qu'est-ce qu'un blog ? Disons qu'il s'agit d'une page Web à caractère personnel, alimentée en contenus par une ou plusieurs personnes et qui présente des contenus écrits, visuels, audio ou vidéo sous forme chronologique.

Une sorte de journal de bord en ligne ? Un fourre-tout ? un exutoire ? Bien plus ?

Au départ, créer un blog nous apparait être le moyen le plus simple pour stocker des réflexions, et les présenter aux autres.

L'une des particularités du blog est que le visiteur de passage peut y laisser des commentaires, susceptibles d'appeler d'autres commentaires en réaction. Le support permet donc aux visiteurs d'entamer une discussion s'ils le souhaitent. D'après les théoriciens du phénomène, cette idée de discussion est essentielle : on anime généralement un blog pour être lu, et partager ses opinions avec les visiteurs de passage. On les interpelle, en espérant qu'ils réagiront.

Est ce le but que nous recherchons en ouvrant cet espace ? Très probablement.

Nous pensons avoir des choses à partager, mais nous ne doutons pas recevoir bien plus encore des échanges qui ne manqueront pas de s'instaurer avec les internautes visiteurs.

Finalement, nous créons le blog que nous aimerions trouver au détour du net, en flânant à la recherche d'un trésor..
Si ce site parvient à donner ce sentiment, ne serait-ce qu'à un seul visiteur, alors il n'aura pas été vain.